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2-Plants: French farmers head for gene maize harvest



                                 PART I
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TITLE:  French farmers head for gene maize harvest
SOURCE: Reuters
        http://news.yahoo.com/news?tmpl=story&u=/nm/20050906/sc_nm/
food_france_gmos_dc_1
DATE:   6 Sep 2005

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French farmers head for gene maize harvest

PARIS (Reuters) - French farmers are days away from starting work on a
maize harvest that includes the first documented evidence of genetically
modified (GMO) grain, the country's AGPM maize growers' association said
on Tuesday.

The AGPM said 500 hectares of authorised GMO maize had been planted, more
than half of which was destined for commercial outlets and would be sold
to the animal feed industry in Spain.

While the GMO maize area is relatively small -- France has 1.7 million
hectares devoted to all maize -- news that farmers have begun commercial
production will surprise many in a country where test fields of gene-
spliced crops are regularly destroyed by environmental campaigners.

"We know for sure that 500 hectares of GMO maize from authorised BT
varieties are currently in the ground," Luc Esprit, a senior AGPM
offical, told Reuters.

Esprit was responding to an article in the French daily Le Figaro, which
cited unsourced reports of some 1,000 hectares of GMO maize, mainly in
southwest France.

"We do not understand the 1,000 hectare figure," he added.

Strains of GMO maize, usually designed to resist specific pests, are
authorised in the European Union, which ended its four-year moratorium on
new gene crop varieties in 2004.

Spain is the biggest grower and had 60,000 hectares devoted to GMO
production in 2004 from a total maize area of 480,000 hectares, Spanish
farm union figures show.

Le Figaro said details of GMO crops were hard to pin down because farmers
were not yet legally obliged to declare when they were growing the new
strains and figures on this year's crop had not been published.

Esprit called on the government to put national rules in place as soon as
possible to ensure more transparency.

The government said a new law on GMO crops would be presented to
parliament early next year, which would force farmers to disclose if they
were sowing such crops.

"We call for co-existence rules because we can't continue just to use the
AGPM guidelines," Esprit said, referring to a non-binding industry code
that asked farmers who grew GMO varieties to inform their neighbours.

Esprit said that of the 500 hectares sown this year, 140 were for seed
production, 80 were test fields and a further 80 hectares of the grain,
which would eventually be sold, were part of an environmental assessment
programme.

That left some 200 hectares of fully commercial GMO maize, with a yield
approaching 10 tonnes per hectare.

"This means that 2,800 tonnes of GMO maize are about to be harvested," he
said. "All of this will go to the Spanish animal feed market."


                                 PART II
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TITLE:  OGM : déjà un millier d'hectares en France
SOURCE: Le Figaro, France, by Yves Miserey
        http://www.lefigaro.fr/sciences/20050906.FIG0248.html?081223
DATE:   6 Sep 2005

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AGRICULTURE
Dans le plus grand secret, des cultures de maïs transgénique ont été
plantées dans le Sud-Ouest

OGM : déjà un millier d'hectares en France

La France n'est plus un pays sans OGM. Pour la première fois, des
agriculteurs ont cultivé cette année en France plus de mille hectares de
maïs transgénique, une information gardée jusqu'ici secrète au ministère
de l'Agriculture. Les chiffres officiels font état d'au moins 500
hectares cultivés, principalement dans le Sud-Ouest, mais la superficie
réelle - sûrement très supérieure - est inconnue, car faute de
réglementation adéquate en France, la déclaration par les agriculteurs
n'est pas obligatoire. Cette absence d'information sur l'étendue réelle
des cultures et leur localisation précise est très gênante, car elle
empêche tout contrôle des risques de contaminations de ces nouvelles
variétés végétales. Heureusement, aucun effet sur la santé humaine n'a
été identifié à ce jour dans les produits autorisés, et les risques
d'allergies sont surveillés de près pour les nouvelles variétés.

La nouvelle peut paraître incroyable : cette année, les agriculteurs
français ont commencé à se lancer dans la culture de maïs OGM. En 2004,
ce type de culture était resté totalement confidentiel, discrédité par
une bonne partie de la population. Les surfaces dédiées à des cultures
commerciales, sans aucun lien avec les essais en plein champ, n'avaient
pas dépassé 17,5 ha. L'année 2005 marque donc un réel tournant. En effet,
les services de la protection des végétaux ont d'ores et déjà enregistré
des déclarations de mises en culture de maïs OGM sur près de 500
hectares. Un bond significatif alors que le marché est verrouillé par la
crainte des OGM, des clauses contractuelles obligeant même des
agriculteurs de certaines coopératives à ne pas cultiver d'OGM.

Douze départements sont concernés dont une forte majorité du Sud-Ouest :
Aude, Gers, Haute-Garonne, Landes, Lot-et-Garonne, Tarn, Tarn-et-Garonne.
La superficie réelle d'OGM cultivés en France dépasse les 500 hectares
car, aujourd'hui, faute de réglementation, les déclarations de cultures
de maïs OGM autorisées en Europe n'ont pas un caractère obligatoire. Or,
dans le Sud-Ouest, on sait que des agriculteurs ont acheté des semences
OGM en Espagne. Ils les plantent dans leurs champs et vont ensuite vendre
leur production de l'autre côté des Pyrénées pour la consommation animale.

Cette pratique n'a rien d'illégal car les variétés autorisées dans un
pays de l'Union européenne (l'Espagne en l'occurrence) se trouvent
automatiquement inscrites au Catalogue européen au bout de quelques mois
et sont ainsi autorisées à la culture dans les autres pays européens. «Je
suis dans l'incapacité de dire combien d'hectares d'OGM ont été plantés,
confie Christian Pees, président de la coopérative Euralis dont le siège
social est basé à Lescar (Pyrénées-Atlantiques). Mais c'est certain qu'il
doit y en avoir plusieurs centaines.»

L'ensemble des surfaces déclarées se répartit actuellement entre des
programmes d'accompagnement des cultures biotechnologiques (20%) conduits
par l'Association générale des producteurs de maïs (AGPM), des cultures
pour la production de semences (40%) et des cultures à strict objet
commercial.

Les multiples destructions de parcelles d'essais par les «faucheurs
volontaires» de José Bové qui dénoncent la mainmise des multinationales
sur les semences, ont donc pu laisser croire que les cultures OGM étaient
définitivement bannies de notre pays. Et voilà qu'on découvre qu'il n'en
est rien. Ce retournement de tendance embarrasse au premier chef le
ministère de l'Agriculture qui n'a toujours pas retranscrit la directive
européenne de 2001 réglementant les cultures OGM. A plusieurs reprises
d'ailleurs, Bruxelles a rappelé à l'ordre les autorités françaises
réticentes à s'engager dans cette négociation potentiellement explosive.

Selon nos informations, lors d'une réunion au ministère la semaine
dernière, les représentants des services de la protection des végétaux
ont reçu l'ordre de ne pas communiquer sur cette nouvelle donne. L'AGPM,
qui poursuit plusieurs programmes de coexistence de maïs OGM avec les
variétés conventionnelles, a choisi, elle aussi, de garder le silence.
«Ça ne sert à rien de communiquer actuellement», confie Luc Esprit,
président de l'AGPM, qui avoue craindre des destructions de parcelles. La
firme Pioneer, filiale de DuPont qui, selon nos informations, pilote
plusieurs cultures de maïs OGM à visée strictement commerciale n'a pas,
elle non plus, souhaité répondre à nos questions.

L'information a seulement fait l'objet d'un entrefilet dans le numéro de
juillet de la revue spécialisée Semences et Progrès.

Dans cette affaire, ce qui jette surtout le trouble, c'est qu'il n'existe
actuellement aucune réglementation pour encadrer ces cultures OGM. On ne
sait même pas où on les cultive ni en quelle quantité. On ne peut
qu'espérer que leurs promoteurs ont pris les précautions nécessaires pour
éviter les risques de contamination des cultures conventionnelles par des OGM.

La loi de transposition de la directive européenne de 2001 devrait être
discutée en fin d'année. Elle devrait largement s'inspirer du décret
royal espagnol publié le mois dernier (notre encadré).

Des discussions sont en cours actuellement, notamment sur la
responsabilité en cas de contamination d'une culture conventionnelle par
une culture OGM. Qui paiera ? La question n'a pas encore été tranchée. Le
taux maximal acceptable d'OGM présent accidentellement dans les denrées
alimentaires fait lui aussi l'objet de discussion.

L'Europe prévoit 0,9% mais l'Allemagne vient de fixer un taux de 0,1%, ce
qui revient à signer l'arrêt de mort des OGM. En avril dernier, la
mission parlementaire Le Déaut-Ménard préconisait un seuil unique de 0,9%
pour toutes les cultures traditionnelles, semences ou biologiques.




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